Faire un atelier avec des enfants de moins de 10 ans en général est un moment pour moi d’intenses échanges et de dons réciproques.
Un moment aussi où j’expérimente grâce à leur énergie, leur rapidité d’exécution et l’impossibilité du repentir, des formes et des pratiques qui m’intéressent dans mon travail personnel et solitaire.
Une expérience où jamais je ne me permets de ré-intervenir sur leurs productions.
MAITRE DU JEU, je donne les règles, à chacun de les interpréter.
Ce sont des ateliers qui font généralement appel à des techniques autour de l’empreinte avec une transformation permanente des images, une métamorphose qui se nourrit de l’aléatoire et de la surprise.



L’EMPREINTE est la plus ancienne trace artistique humaine. Elle est présente dans toutes les civilisations, une sorte de langue universelle.
Elle peut être un geste, une expérimentation dont la forme n’est jamais prévisible.
Cà peut être un moule avec lequel on peut reproduire une forme à l’infini.
Elle laisse une trace qui réactive notre mémoire.
L’ATELIER / la RENCONTRE
Nos lieux quotidiens sont par essence, par usure, invisibles à nos yeux. Les re-découvrir, déplier, dérouler, les transformer à l’aide de l’observation du minuscule afin de ré-enchanter notre monde .
A chaque atelier, je propose différentes REGLES DU JEU, stratégies de découvertes qui se construisent en résonance avec le lieu et avec mon appétit d’aller à la rencontre de l’enfant, par exemple:
Empreinter Dialoguer
Des TECHNIQUES très diverses.
Certaines -que je propose- ne nécessitent pas de grandes technicités, par exemple l’estampage à la mine de plomb, l’estampage à l’encre, les cyanotypes - tirage alternatif photographique-, la fabrication de tampons, stop-motion d’empreintes.
Techniques peu coûteuses, ne nécessitant pas un gros matériel, elles permettent des ateliers mobiles.
Donnant de beaux résultats plastiques, elles valorisent le travail des enfants.
Au placard les monstres
Les enfants d’Orly s’inspirèrent des formes et des parties de corps des animaux de la ferme pour créer des tampons et, en les manipulant, inventer des monstres. Ils furent prêtés aux enfants de Pékin qui les réactivèrent
Mes paysages
Les enfants explorent des microcosmes révélateurs à leurs yeux de leur quotidien dans l’école d’Athis-Mons -traces au sol, feuilles d’arbres, papiers…- pour constituer progressivement une grande carte géographique subjective de celle-ci et la mettre en scène sur un mur. A cette fin un format rond comme les dessous de verre en carton, les dessous de plats en papier, est choisi afin d’accentuer l’effet zoom et lunette de longue-vue.
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vers le livre de marches
Petits détails deviendront grands..
Que remarque-t-on, que perçoit-on, quelles choses, quels détails de la ville d’Auxerre nous marquent ? Une exploration dans les rues de la ville pour glaner ces petites choses. Ces petits riens se métamorphosent par différents procédés en paysages. Il ne reste plus qu’à les rejoindre et y pénétrer. Chacun prend la pose en explorateur devant l’appareil photo afin de s’inclure dans ses paysages.
Micro- mondes mappemondes et carnets d’explorateurs
Mappemondes « Dymaxion map » en papier de la cour de la chapelle des Visitandines d’Auxerre, où empreintes et estampages de détails qui marquent chacun sont les continents (estampages à la mine de plomb sur papier, estampages à l’encre de Chine d’objets). D’autres informations sur l’exploration de ce lieu sont données par des dessins d’observation.
Micro-frontières
Des maquettes souvenirs réalisées à 2 de perceptions d'une balade dans Auxerre -le trajet, les transitions et ruptures-. Chacun laisse sa mémoire déformer et transformer les lieux. Puis ensemble on cherche à constituer un territoire où on passe de l'un à l'autre grâce à une rivière, une route, une porte, une balançoire...
Ateliers sur 2 journées.